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Upcoming Shows

14 Sep 2019 Falling for Frankie à la Belle Maison , Bagnolet La Belle Maison La Belle Maison

Past Shows

20 Jul 2019 Falling for Frankie à L'Armony Montreuil L'Armony L'Armony
22 Jun 2019 Falling for Frankie pour la Fête de la Musique Moulins la Marche Place de la Mairie Place de la Mairie
18 May 2019 Falling for Frankie à La Classe Saint Hilaire sur Risle La Classe La Classe
17 May 2019 Falling for Frankie au Carré d'As La Ferté Macé La carré d'As La carré d'As
28 Apr 2019 Falling for Frankie à L'Armony , Montreuil L'Armony L'Armony
12 Apr 2019 Falling for Frankie à la Belle Maison , Bagnolet LA Belle Maison LA Belle Maison
27 Jul 2018 Enchanted Arts Festival Dampierre-sur-Boutonne Chateau de Dampierre-sur-Boutonne Chateau de Dampierre-sur-Boutonne
25 May 2018 Falling for Frankie au Cri du Singe Montreuil Au Cri du Singe Au Cri du Singe
28 Apr 2018 Falling for Frankie au Petit Pub Montreuil Le Petit Pub Le Petit Pub
04 Mar 2018 Falling for Frankie Live. Rassuravit Machine Performance. Veron & Marcel Dj set. Montreuil, France
15 Feb 2018 Release PARTY Paris Les Étoiles Les Étoiles
27 Feb 2017 Falling for Frankie Paris, Fr Très Honoré Très Honoré
05 Nov 2016 Falling for Frankie Paris, Fr Le Zic Zinc Le Zic Zinc
23 Sep 2016 Falling for Frankie Nantes, Fr Le Chien Stupide Le Chien Stupide
17 Sep 2016 Falling for Frankie Boulogne Billancourt, Fr Chalet des iles Chalet des iles
12 Apr 2016 Falling For Frankie Paris, FR Supersonic Supersonic

 

 

Falling For Frankie Biographie.

Une voix singulière
Des chansons graves et habitées
Une pop aux tonalités électroniques, orchestrales et ténébreuses

Les pseudonymes choisis par les artistes en disent souvent beaucoup. Falling for Frankie possède ainsi plusieurs sens. On peut bien sûr percevoir derrière cette expression l’idée du coup de foudre, du couple et de la relation amoureuse. Mais aussi celle de sa disparition possible. On ne sait pas non plus qui se cache derrière ce prénom. S’agit-il d’un personnage de chanson, de Frank Sinatra ou de l’auteure, compositrice et interprète de ce premier Album ?
Et cet élan passionné vis-à-vis de Frankie, raconte-t-il une histoire vécue ou bien une idylle fictive ?
Sans doute y a-t-il un peu de tout cela, admet cette artiste française enjouée, lorsqu’on la rencontre pour la première fois. Tout au plus avoue-t-elle que ce pseudonyme en forme de souvenir et de confidence fait plus spécifiquement référence à un court récit, à la fois sombre et ironique, de Tom Waits, « Frank’s Wild Years », extrait de l’album Sworfishtrombones (1983).

Cette référence à Tom Waits, dont la musique semble plutôt éloignée de l’univers du projet Falling for Frankie, n’a toutefois rien d’étonnant. Notre chanteuse et musicienne voue en effet une grande admiration à l’auteur de Rain Dogs ainsi qu’à toute une lignée d’interprètes à la voix unique et à la présence magnétique, comme Nina Simone (« la plus grande, envoutante et habitée »), Sarah Vaughan ou plus près de nous, PJ Harvey, dont elle reprend avec ferveur, le troublant, « Down By The Water » (1995).

Elevée dans le Nord Pas de Calais, Frankie (mais est-ce réellement son prénom ?) est d’abord attirée par la marge. Elle grandit avec le punk, le rock alternatif français sans oublier le rock industriel et l’univers de Trent Reznor, qui n’a jamais cessé de la fasciner. Elle se plonge toutefois plus profondément dans le théâtre pendant près de dix ans, se forme auprès de
Niels Arestrup, étudie le chant lyrique au conservatoire, avant de quitter Paris pour New York en 1998 où, pendant sept ans, elle poursuit sa formation dans le cours de Mike Nichols (le cinéaste du Lauréat et de Closer), tout en arpentant les planches et les scènes de Brooklyn et du Lower East Side, entre la Knitting Factory, le Living Room et le Rockwood Musical Hall.
C’est à New York qu’elle commence à donner forme à son talent d’interprète et de performeuse hors pair, tout d’abord au travers de nombreuses reprises (Piaf, Ferré, Nat King Cole, Waits) mais aussi avec Prim Butterfly, un one-woman show musical à la fois drôle et tragique, dont le livret a été composé par le musicien Jonathan Spottiswoode.

Au début des années 2000, elle se décide enfin à se mettre au piano (et à la pédale de loops, son « instrument fétiche »), à écrire ses propres chansons, en anglais comme en français dans lesquelles elle raconte et transcende son existence passionnée. De retour en France en 2005, elle travaille avec la productrice et réalisatrice Edith Fambuena (Bashung, Daho, Jane Birkin…), pour un EP hélas jamais sorti, avant de trouver la formule idéale aux côtés du producteur Thomas Couzinier (Zone Blanche…) avec qui elle signe ce premier Album. Lorsqu’ils décident de démarrer l’aventure ensemble, ils s’entourent d’un Tony Allen, racine emblématique pour sceller le projet, de l’arrangeur Frédéric Kooshmanian, et du réalisateur Julien Gaulier (Radios Elvis, Hey Hey My My) pour les titres en Français. Sans oublier ses deux plus fidèles acolytes et musiciens Thomas Courcelle et Tommy Hoadley. Puis, ils retournent à New York s’entourer du « old » crew au New Warsaw Studio à Brooklyn géré par Riley McMahon.

Ses chansons graves et habitées, sa pop aux tonalités électroniques, orchestrales et ténébreuses, évoquent les aléas de la passion et des rapports amoureux («Tout Va Bien»), la rupture («Crash Crush») et la fuite («The Only Way »), l’amour toxique ( «Renunciation »), les addictions («Les Bras D’Ulysse») et même la folie meurtrière avec « Down By The Water ». « les être humains me fascinent de plus en plus avec le temps. Ils sont complexes, imprévisibles, capable de tellement de délicatesse, de beauté mais aussi du pire, et de l’indicible. Mais même si les personnages de mes chansons ont souvent un destin tragique, je garde espoir », conclue-t-elle en riant.

Jean-Yves Leloup